7 strange Québécois expressions
That make no sense when translated into English
Il existe un nombre incalculable d’expressions québécoises.
Certaines sont déjà vieillies et appartiennent au passé: on les entend moins souvent.
D’autres sont plus récentes et ne sont peut-être pas connues de tous.
Certaines expressions sont des anglicismes assez faciles à comprendre, où le sens original de l’expression en anglais n’a pas trop changé.
Voici donc une liste plus utile d’expressions québécoises encore très courantes que vous entendrez souvent, mais qui ne sont pas toujours simples à comprendre.
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7 expressions québécoises difficiles à comprendre, mais essentielles
1. Avoir une bulle au cerveau
Imaginez traduire cette expression directement en anglais… “I had a bubble to the brain!” J’aime aussi l’imaginer en espagnol: “Tuve una burbuja cerebral!”
Bref, dans ces langues, cette expression ne veut rien dire.
Mais au Québec, avoir une bulle au cerveau, c’est avoir un moment de folie, c’est de perdre la raison momentanément.
On pourrait aussi dire que c’est quand quelqu’un décide soudainement de faire quelque chose, emporté par une passion passagère.
Utilisation
C’est une autre expression qu’il faut absolument savoir. On n’aura pas l’occasion de l’utiliser tous les jours, mais vous l’entendrez assez souvent.
Exemple des médias
“Mon père, qui venait des médias, a eu une bulle au cerveau et a ouvert une fromagerie pas loin d’ici, dans une vieille cordonnerie.” (Urbania)
2. Ça fait dur!
“It makes hard!”
Expression “dure” à comprendre mais très importante. Quand quelque chose fait dur, ce n’est pas beau à voir. On peut parler de l’apparence ou du comportement.
Ton vieux manteau, il fait un peu dur!
Rire des handicapés, ouin, ça fait dur!
Utilisation
C’est une expression de tous les jours. Vous allez l’entendre souvent.
Exemples des médias
Dans six cas, l’employé qui nous a servis était incapable de s’exprimer en français lorsque nous lui en avons fait la demande. «Ça fait dur», s’exclame Maxime Laporte, président du Mouvement Québec français. «Est-ce qu’on veut vivre dans une société où notre langue nationale va régresser toujours davantage?» (TVA Nouvelles)
“J’aime ma ville, mais le métro fait dur” (98.5fm)
3. Donner l’heure juste
“To give the hour right…”
L’expression donner l’heure juste veut simplement dire être franc, dire la vérité.
Utilisation
C’est une expression extrêmement courante, surtout dans le domaine des affaires et dans les médias.
Exemples des médias
La Ville de Québec ne donne pas l’heure juste sur le déneigement, dit le VG. (Radio Canada)
Deltell veut avoir «l’heure juste» sur le pont de Québec et interpelle Duclos. (Journal de Québec)
4. C’est pas un cadeau
“It’s not a gift!”
En la traduisant, vous ne comprendrez pas le sens de cette expression qui est ce n’est pas facile, ça ne fait pas plaisir, ce n’est pas le fun!
L’origine de l’expression serait un vieux sens du mot cadeau, qui signifiait, au 17e siècle, une fête galante organisée pour une dame. Donc, quelque chose qui faisait plaisir. Ne pas être un cadeau (une fête), est donc une situation désagréable.
Utilisation
Peut-être que cette expression est moins courante chez les plus jeunes, mais je l’entends assez souvent chez les gens de mon âge ou les personnes plus âgées.
Vous ne lirez pas beaucoup cette expression dans les médias. Elle est utilisée surtout à l’oral.
Mon auto est encore en panne!
Ah, c’est pas un cadeau cette histoire-là!
5. C’est de valeur!
Voici une des plus vieilles expressions québécoises. Quand on dit c’est de valeur, cela ne veut pas dire, “it’s of value.” Le sens est plutôt, c’est dommage.
Je ne pourrai pas être là pour ton anniversaire.
Oh, c’est donc ben d’valeur!
Selon une théorie, l’expression “de valeur” viendrait des Premières Nations, signifiant que quelque chose mérite réflexion. Les Premières Nations l’utilisaient pour signifier leur intérêt sans s’engager immédiatement. Elle a évolué vers un sens de dommage.
Voici un exemple du Compte de Frontenac, qui date de 1691
«Cet échec qui était de valeur pour eux (les Iroquois), pour me servir de leurs termes, parce que parmi leurs morts, il y avait de leurs principaux chefs…”
Utilisation
Malgré le fait qu’elle soit une très vieille expression québécoise, elle est encore très utilisée.
Exemple des médias
«C’est de valeur, mais Yvon s’est tiré dans le pied. Il aurait été mieux de garder ses convictions pour lui et ne pas étaler ça sur la place publique.» (Le Nouvelliste)
6. Veut veut pas
“Want, want not!”
Encore une fois, l’expression est intraduisible. Veut veut pas est la version populaire québécoise de l’expression française, qu’on le veuille ou non. En anglais, on dire, “whether you like it or not.”
Ma blonde est colombienne. Veut veut pas, je vais devoir apprendre l’espagnol!
Utilisation
C’est une expression familière très utilisée!
Exemple des médias
«Veut, veut pas, on est dans un métier qui a toujours véhiculé le rêve. C’est la base même de ce qui nous est demandé à travers ce métier. (Journal de Montréal)
7. Pogner la chienne
Pogner est un terme québécois qui a plusieurs sens, le premier étant prendre ou attraper. Mais rassurez-vous, aucun animal est maltraité dans cette expression! Pogner la chienne c’est tout simplement avoir peur. On peut aussi dire avoir la chienne.
Une version encore plus forte serait, avoir la chienne de sa vie.
Utilisation
Selon moi, cette expression est encore très utilisée.
Exemples des médias
Un automobiliste montréalais a bien pensé mourir noyé quand son véhicule a soudainement été englouti dans un cratère rempli d’eau au milieu de la rue, à Sorel-Tracy. « J’ai eu la chienne de ma vie », lance Souhet Bannout, qui se dit encore sous le choc, une dizaine de jours après sa mésaventure. (Journal de Montréal)
«Je peux te dire qu’on a vraiment eu la chienne cette journée-là. C’était notre premier segment de tournage et je m’imaginais finir en prison au Mexique. Ç’a été le moment le plus stressant de la série», a-t-il avoué. (Journal de Montréal)
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