10 mots pour décrire le Québec
10 words to describe Quebec
I decided to rewrite this article.
In the first version, I had included some very stereotypical Québécois symbols: La cabane à sucre, Le Circle du Soleil, Celine Dion, etc. Although they are still part of our culture, I believe this new list more acurately represents Québec today.
Why? A trip to the Cabane à sucre is quite rare in modern Québécois culture. It’s a symbol of the past, and nowadays, it’s more popular among tourists than locals.
This isn’t a complete list. It’s to help you navigate Quebec’s culture and language!
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10 mots pour décrire le Québec
Ces mots pour décrire le Québec sont simplement certaines réalités québécoises, certains incontournables — des choses qui ont une signification particulière pour les Québécois.
1. Les Canadiens
Les Canadiens, c’est l’équipe de hockey de Montréal. D’ailleurs, est-ce qu’on dit Les Canadiens ou Le Canadien? Eh bien, les deux sont possibles.
Généralement, on dit les Canadiens.
Mais parfois, quand les journalistes parlent de l’équipe dans son ensemble, incluant son administration, ils diront le Canadien.
On dit aussi le CH pour se référer à cette équipe, à cause du logo. Il y a aussi d’autres noms possibles, dont les Habs, venant du mot habitant. Et il y a même un slogan en anglais, Go Habs Go!
Cette équipe est légendaire et occupe une place importante dans l’imaginaire québécois en raison de son passé. Les Canadiens, avant 1996, avaient remporté 24 Coupes Stanley, la récompense la plus convoitée dans le monde du hockey.
Mais depuis, d’aucuns diront que les jours de gloire du Canadien sont chose du passé!
2. La poutine
La poutine est à la mode.
C’est indéniablement le plat québécois le plus connu, qui se décline aujourd’hui de plusieurs façons: poutine gastronomique, poutine au smoked meat, poutine déjeuner “lendemain de veille” (hangover cure), etc.
Ce n’est pas, répétons-le, un plat familial.
C’est quelque chose que l’on mange au restaurant seulement, et qui est considéré par tous comme de la malbouffe réconfortante…
3. Le chalet
Le rêve de tous les Québécois est d’avoir un chalet.
Un chalet est une résidence secondaire, idéalement sur le bord de l’eau. À l’époque de mes grands-parents, les chalets étaient de véritables shacks, que l’on pouvait habiter l’été et l’automne, mais pas l’hiver. Aujourd’hui, la plupart des chalets ont presque autant de luxe que les maisons.
Dans mon enfance, j’ai passé plusieurs étés à un chalet que mes parents louaient en Mauricie. Mon père aurait pu l’acheter pour $15,000, mais il ne l’a pas fait… Quelle erreur. Maintenant, je loue le chalet d’un ami deux semaines par été. Cela me convient.
Depuis la pandémie, il y a eu tellement de demande pour les chalets que le prix moyen dépasse presque celui des maisons. Il reste que d’avoir son chalet est devenu encore plus un rêve qu’avant.
4. La Révolution tranquille
La période la plus importante dans l’histoire récente du Québec est la Révolution tranquille, qui a lieu dans les années 1960, et dont l’influence se fait encore sentir aujourd’hui.
On pourrait résumer la Révolution tranquille en une phrase: c’est le Québec qui entre dans la modernité.
Le gouvernement du Québec de l’époque entame une série de réformes pour rompre avec la société d’avant (dominée par la religion), et créer des institutions dont les Québécois sont encore très fiers aujourd’hui.
Par exemple:
La création d’Hydro-Québec et la construction des barrages de la baie James, qui font que les Québécois ont le meilleur accès à de l’énergie verte de tout le continent américain.
La création du ministère de l’Éducation, des Cégeps, des Universités du Québec.
L’accès gratuit aux soins de santé.
La création de la Caisse de dépôt et placement du Québec.
Le début des politiques linguistiques.
Il y a bien plus encore. Si vous habitez au Québec, vous devez absolument en apprendre plus sur la Révolution tranquille pour bien comprendre la belle province.
5. L’hiver
On ne peut pas parler du Québec sans parler de l’hiver. Je ne vais pas être original en répétant la célèbre phrase de Gilles Vigneault, tirée d’une chanson de 1965. Mais voici le reste de la strophe.
Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver
Mon jardin ce n’est pas un jardin, c’est la plaine
Mon chemin ce n’est pas un chemin, c’est la neige
Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver
Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, on doit composer avec l’hiver. On peut embrasser l’hiver et se l’approprier, en “sortant dehors” et en faisant des activités d’hiver, ou bien on peut le maudire et le fuir même.
Pendant longtemps, j’étais de ceux qui fuyaient l’hiver. Je détestais la saison froide avec une passion, et mon rêve était de ne plus jamais voir la neige. Chaque année, je passais au moins deux mois dans le sud, et j’ai réussi plusieurs fois à disparaître pour tout l’hiver, en allant vivre au Costa Rica.
Mais quand je suis revenu habiter au Québec, en 2012, une transformation s’est opérée en moi, petit à petit. Je suis devenu amoureux de ma culture. Et avec le temps, j’ai fini par aimer l’hiver.
Aujourd’hui, je dirais même que la période qui s’étend de décembre à février est celle que je préfère. C’est le cœur de l’hiver, avec la neige et le froid, mais aussi les journées où le soleil brille et se reflète sur le manteau blanc de la ville. Je trouve dans cette saison une beauté franche, un apaisement, une tranquillité pour l’esprit.
Mais bien sûr, comme tout le monde, je trouve l’hiver difficile en mars et avril, quand il commence à s’éterniser. Heureusement que nous avons quatre saisons…
6. L’été
L’été, c’est la période des festivals au Québec, et surtout à Montréal et à Québec. Bien que l’hiver soit fondamental dans la perception de la vie au Québec, l’été l’est tout autant. L’été, c’est la récompense de la longue attente de l’hiver. Et les Québécois profitent à fond de l’été! C’est pourquoi on ressent une effervescence incroyable à l’approche de l’été.
On pourrait même dire que la culture québécoise est de plus en plus estivale et de moins en moins hivernale.
On commence à célébrer le retour de l’été avec les terrasses. Les bars et les restaurants qui offrent un espace pour manger et boire à l’extérieur connaissent un achalandage tellement important, que maintenant, on invente des terrasses partout. Les restaurateurs peuvent louer des espaces dans la rue ou la ruelle pour se bâtir une petite terrasse, juste pour l’été. Cela montre à quel point les Québécois aiment leurs terrasses!
7. Les clochers
Ma tante Lise était la personne qui connaissait le mieux Montréal que j’ai jamais connue. Elle était au courant de chaque évènement, chaque nouveauté, et chaque particularité de la ville. Elle habitait au 14e étage d’un immeuble devant la montagne, avec une vue superbe de Montréal.
Elle m’avait initié à un jeu: essayer de compter les clochers que l’on pouvait voir de son balcon. Chaque fois que j’essayais, j’arrivais à un compte différent.
C’est pour dire.
Il y a un nombre incalculable d’églises au Québec. Ce sont des vestiges de notre passé religieux, mais aussi un patrimoine. Alors la prochaine fois que vous êtes quelque part au Québec avec une vue sur la ville, essayez de compter le nombre de clochers que vous voyez!
8. La langue
Un des mes élèves, qui se définissait comme Américain “québecophile,” m’avait dit une fois qu’il trouvait ça très intéressant qu’on parle de langue au Québec. Que ça soit un sujet de conversation, car ce ne l’est pas aux États-Unis.
Quand on parle du Québec, de sa survie en tant que nation distincte, tout tourne autour de la langue. La langue, c’est la culture. La survie de la culture passe par la langue.
Pour parler de cette réalité, on parle du fait français, c’est-à-dire la présence de la langue française dans la société et sa menace de disparition par phénomène de dilution linguistique.
Il y en aurait beaucoup à dire sur le fait français et les politiques linguistiques du Québec. Ce sera une discussion pour un autre jour!
9. La laïcité
La laïcité c’est la séparation de L’État et de la religion. C’est un concept résolument français, qui date du siècle des Lumières et de la Révolution française.
Selon le gouvernement du Québec, la laïcité de l’État repose sur les principes suivants:
La séparation de l’État et des religions
La neutralité religieuse de l’État
L’égalité de tous les citoyens et citoyennes
La liberté de conscience et la liberté de religion
Il faut comprendre la laïcité comme on comprend la société québécoise.
Le Québec s’intéresse aux projets de société et au communautaire. Parfois, cela se fait aux dépens de certains droits individuels.
Dans la philosophie libertarienne des États-Unis, toute atteinte à la liberté individuelle est impensable. Mais pour le Québec, les projets de société ont plus d’importance.
10. La nature
Le Québec est maintenant une société moderne et industrielle. Mais pour les Québécois, la nature est très importante. On n’oublie pas que l’on habite dans un vaste pays avec un territoire sauvage que l’on cherche à préserver. Les activités de plein air sont très populaires, et la plupart des gens trouvent une façon de profiter de cette vaste nature qui caractérise notre pays, tout en essayant de la protéger.
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